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    <title>Relations de famille et nouvelles configurations familiales dans les littératures francophones du 21e siècle</title>
    <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3196</link>
    <category domain="https://tropics.univ-reunion.fr/72">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:12:43 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3199</link>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:13:44 +0100</pubDate>
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      <title>À l’origine du déterminisme et de la réécriture : variations1 autour de l’étude du motif de l’inceste dans l’œuvre de Michel Tremblay </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3200</link>
      <description>Cet article correspond à une nouvelle tentative d’interprétation – via la comparaison avec l’inceste des frère et sœur Lannister dans la série Game of Thrones – de l’insertion du motif de l’inceste dans l’œuvre de Michel Tremblay, insertion et motifs que nous avons déjà analysés dans plusieurs autres de nos publications. Ce tabou représente un tel motif obsédant dans son œuvre que l’auteur le replace au cœur de son dernier cycle romanesque, La Diaspora des Desrosiers (qui comprend 9 tomes publiés entre 2007 et 2015) – dont le quatrième livre, Le Passage obligé (publié en 2010), redouble une pièce de 1990, La Maison suspendue, pour revenir de façon plus détaillée sur la genèse de l’inceste au sein du « couple édénique » tremblayen. Nous étudions ainsi dans cet article le sens du recours au motif de l’inceste, en ce qu’il est introduit pour conférer une origine quasi mythique au premier couple du Monde de Michel Tremblay et nous présentons la reprise de ce motif dans son dernier cycle romanesque pour montrer comment Michel Tremblay offre une nouvelle visibilité et légitimité à l’inceste fondateur des relations familiales de toute l’œuvre à venir, les derniers tomes du cycle de La Diaspora des Desrosiers, et de toute l’œuvre déjà écrite. This article is a new attempt to interpret -via a comparison with the incest of the Lannister brother and sister in the Game of Thrones series- the insertion of the incest motif in Tremblay’s work, an insertion and motif that we have already analyzed in several of our other publications. This taboo is such an obsessive motif in her work that the author places it at the heart of her latest novel cycle, La Diaspora des Desrosiers (comprising 9 volumes published between 2007 and 2015) -whose fourth book, Le Passage obligé (published in 2010), doubles as a 1990 play, La Maison suspendue, to return in greater detail to the genesis of incest within the Tremblayan “Edenic couple”. In this article, we examine the meaning of the incest motif, insofar as it is introduced to confer a quasi-mythical origin on the first couple in Michel Tremblay’s Le Monde, and we present the revival of this motif in his latest novel cycle, to show how Michel Tremblay offers a new visibility and legitimacy to the incest that founds the family relationships of all the work to come, the last volumes of the cycle La Diaspora des Desrosiers, and all the work already written. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:15:26 +0100</pubDate>
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      <title>Parler pour ne pas mourir de Lydia Reine : briser le tabou du dire de l’inceste aux Antilles et en Guyane françaises </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3208</link>
      <description>Dans le contexte de stigmatisation et de fragilisation de la famille noire aux Amériques dues à l’esclavage, à la colonisation et aux politiques racistes, la littérature fut conçue comme un espace de résistance et de valorisation des populations afrodescendantes. Dès lors, il a toujours été très compliqué pour les écrivain.e.s noir.e.s d’aborder le sujet épineux des violences intrafamiliales et en particulier de l’inceste. Ainsi, alors qu’il existe une importante production littéraire africaine-américaine sur l’inceste aux États-Unis, le tabou du dire de l’inceste règne dans la littérature des Antilles françaises et de la Guyane jusqu’à la fin des années 1980 et reste encore puissant. Cet article contextualise ce silence et montre comment il fut brisé par l’autrice antillaise, pionnière et méconnue, Lydia Reine, d’abord en 1989 dans L’Inceste ou toute une vie, puis en 2013 dans son autobiographie Parler pour ne pas mourir. Since the black family has been long stigmatized and weakened in Black Americas because of the history of slavery, colonization and racist policies, literature has been seen as a space of resistance and a way of praising African-American populations. Therefore, it has always been very difficult for black writers to tackle the serious matter of domestic violence, and particularly the problem of incest. Thus, whereas an important African-American literary production does exist about incest in the United States, speaking out about incest has been vividly taboo in the French Antilles and in French Guiana until the end of the 1980s, and this taboo is still very powerful. This article contextualizes this silence and demonstrates how it has been broken by little-known Antillean writer and pioneer Lydia Reine, first in 1989 in L’inceste ou toute une vie, then in 2013 in her autobiography Parler pour ne pas mourir.  </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:19:47 +0100</pubDate>
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      <title>« Un / (dés)amours inexplicables » : la relation d’amour dans Papa doit manger de Marie NDiaye </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3224</link>
      <description>Chez Marie NDiaye, on trouve souvent des familles qui mentent, abandonnent, manipulent et s’aiment par intérêt ou arrangement. Dans sa troisième pièce de théâtre Papa doit manger (2003), l’autrice met en scène une famille mixte dysfonctionnelle perturbée par les comportements nocifs et tyranniques du couple parental France-Afrique (Maman est une Française blanche et Papa est un Africain noir). Les enfants, qui souffrent des répercussions de cette « relation coloniale » toxique et du désamour respectif de leurs parents, prennent en charge le poids de l’H/histoire. Il est question de faux-semblants, de non-dits où l’amour se négocie et se paye. Papa, le père carnassier qui « doit manger » (comme l’indique le titre de la pièce) entretient avec ses enfants une sorte d’« amour-consommation ». Sa dévoration par le mensonge conduit à une destruction psychique et physique. Maman, tout aussi dangereuse, use de violence pour se venger du père abandonnique. Les personnages sont pris dans des rapports de classe et de race, de pouvoir et de domination, ritualisent l’abandon et la vengeance et restent jusqu’à la fin de la pièce impénétrables et incompréhensibles, un amour inexplicable les liant. Marie NDiaye often presents families who lie, abandon, manipulate and love each other out of interest or arrangement. In her third play, Papa doit manger (2003), the author portrays a dysfunctional mixed family disturbed by the harmful and tyrannical behavior of the France-Africa parental couple (Maman is a white Frenchwoman and Papa is a black African). Children who suffer from the repercussions of this toxic “colonial relationship” and the respective disaffection of their parents bear the weight of H/history. It is a matter of pretenses, of things unsaid where love is negotiated and paid for. Papa, the carnivorous father who “must eat” (as indicated by the title of the play) has a kind of “love-consumption” relationship with his children. Devouring by lies leads him to mentally and physically destroy his family. Maman, equally dangerous, uses violence to take revenge on the abandoning father. The characters, who are caught in relations of class and race, power and domination, ritualize abandonment and revenge and remain until the end of the play impenetrable and incomprehensible, an inexplicable love binding them. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:21:45 +0100</pubDate>
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      <title>De la violence à la résilience : silences, paroles et langages pour reconstruire l’espoir chez Rima Elkouri et Louise Dupré </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3245</link>
      <description>Cet article propose l’étude de deux romans québécois, Manam (2019) de Rima Elkouri et Théo à jamais (2020) de Louise Dupré, qui abordent la problématique de la violence de l’histoire qui touche la mémoire familiale, celle du génocide arménien et celle de la répression menée par le nazisme en Allemagne. La transmission intergénérationnelle de cette violence rencontre une autre violence dans Théo à jamais, à savoir l’agressivité adolescente et ses comportements suicidaires. Nous analysons l’importance du « Nous » familial, la conscience de la responsabilité, l’éthique du care et le processus de résilience. This article offers an analysis of two Québécois novels, Manam (2019) by Rima Elkouri and Théo à jamais (2020) by Louise Dupré, in which the violence plays an important role: the Armenian Genocide and the Nazism, the history and the family memory. In Théo à jamais, we examine another violence, the agressive and suicidal behaviour of adolescents and the impact on the family. We analyze the significance of the « We » within the family context, the conscienceness of the responsibility, the ethics of care and the process of the resilience. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:22:59 +0100</pubDate>
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      <title>Famille, je vous hai…me. Penser « l’envers obscur de la modernité »1 </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3269</link>
      <description>Mayotte. Tahiti. Deux îles dont les noms évoquent des réalités et des représentations bien différentes. Si à la seconde reste attaché le cliché de Nouvelle-Cythère, la première (et l’actualité récente le confirme) véhicule une image pour le moins contrastée. Pourtant, au-delà de la carte postale ou de la rubrique des faits divers, les deux territoires présentent des similitudes. Confrontés à des chocs historiques dévastateurs, Mayotte et Tahiti se retrouvent, au XXIe siècle, à vivre avec des fractures mémorielles, identitaires, historiques, sociales, dont les travaux sociologiques ne donnent pas toujours la mesure multidimensionnelle. Les itinéraires croisés de Moïse chez Nathacha Appanah (Tropique de la violence, 2016) et de la narratrice de Mutismes de Titaua Peu (2003) révèlent des vies, des familles, des espérances, fracassées contre une réalité impitoyable. Les deux romans baignent dans un climat de déréliction qui ne semble laisser subsister aucun espoir. Les individus ont peine à résister aux pressions diverses (sociales, politiques, familiales) qui les contraignent dans des rôles sociaux imposés. Dès lors, l’éclatement est inéluctable : la cellule restreinte que Marie et Moïse ont constituée pour échapper aux aléas d’histoires personnelles tragiques et à leurs destinées respectives (Tropique de la violence) ; la famille mise en scène dans Mutismes, où l’impossibilité de se dire conduit les membres à emprunter des chemins opposés et irréconciliables. Néanmoins, la question se pose du discours porté par les deux auteures : si un nihilisme mortifère semble émaner du roman de Nathacha Appanah, celui de Titaua Peu est bâti sur une stratégie subtile laissant entrevoir une recomposition possible. Et l’engagement politique indépendantiste de l’écrivaine tahitienne permet de comprendre les formes que pourrait prendre cette recomposition. Quant à l’écriture polyphonique de Nathacha Appanah, dont la complexité renvoie à l’existence chaotique de ses personnages, elle matérialise dans le texte l’impossible unité à laquelle aspirait Marie dès les premières pages du roman. Mayotte. Tahiti. Two islands whose names evoke very different realities and representations. While the latter is associated with the cliché of New Cythera, the former (as recent events confirm) conveys a decidedly contrasting image. Yet, beyond the postcard or the headlines, the two territories share similarities. Confronted with devastating historical shocks, Mayotte and Tahiti find themselves, in the twenty-first century, living with fractures—memorial, identity, historical, and social—whose multidimensionality is not always captured by sociological studies. The intertwined paths of Moïse (Tropique de la violence, 2016) and the narrator of Mutismes (2003) reveal lives, families, and hopes shattered against a merciless reality. Both novels are steeped in a climate of dereliction that seems to leave no room for hope. Individuals struggle to resist various pressures (social, political, familial) that constrain them into imposed social roles. As a result, their fragmentation becomes inevitable: the small unit that Marie and Moïse have formed to escape the uncertainties of their tragic personal histories and respective destinies (Tropique de la violence), and the family portrayed in Mutismes, where the inability to communicate drives its members down opposing and irreconcilable paths. However, the discourse of the two authors raises questions: while a deadly nihilism seems to emanate from Nathacha Appanah’s novel, Titaua Peu’s work is built on a subtle strategy that hints at a possible recomposition. The Tahitian writer's political independence engagement helps to understand the forms this recomposition could take. As for the polyphonic writing of Nathacha Appanah, whose complexity reflects the chaotic existence of her characters, it materializes in the text the impossible unity that Marie aspired to from the very first pages of the novel. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:52:23 +0100</pubDate>
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      <title>Famille déshumanisante, famille libératrice dans La Paria de Claude Kayat </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3282</link>
      <description>Cette étude examine comment le cycle assimilation-révolte que décrit Albert Memmi agit sur les rapports familiaux dans le roman La Paria de Claude Kayat (2019). En voyant la façon dont la protagoniste du roman de Kayat vise à fonder une famille libérée des contraintes produites par l’identité religieuse, le lecteur a l’occasion de constater à quel point la religion et la politique influent sur les familles en Israël, où l’histoire se déroule. La manière dont Kayat traite la maternité dans ce roman montre non seulement combien elle est politisée, mais aussi comment elle offre la possibilité de créer un chemin vers la transculturalité, tout en rejetant les appartenances religieuses que la société israélienne impose aux personnages du roman. This study examines how the cycle of assimilation-revolt described by Albert Memmi affects family relationships in Claude Kayat’s novel La Paria (2019). By seeing how Kayat’s protagonist tries to create a family unbound by the constraints of religious identity, the reader has the chance to consider the extent to which religion and politics influence families in Israel, where the novel is set. Kayat’s treatment of maternity in this novel shows not only how much it is politicized, but also the possibility it offers to create a path forward towards transculturality through rejection of the religious allegiance that Israeli society imposes on the novel’s characters. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:55:15 +0100</pubDate>
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      <title>La famille controversée chez Gisèle Pineau </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3293</link>
      <description>Dans Le Parfum des sirènes (2018), Gisèle Pineau expose sa vision de la famille antillaise en remettant en question les discours traditionnels qui lui sont associés. Cet article analyse la façon dont l’écrivaine décrit une saga familiale dominée par des figures féminines, et interroge la structure matrifocale, héritée de la période esclavagiste, souvent perçue comme caractéristique des familles antillaises. L’auteure explore les tensions et les transformations au sein de cette cellule familiale, tout en décrivant l’émergence de nouvelles structures modernes, résultant des changements sociaux et culturels du XXIe siècle. In Le Parfum des sirènes (2018), Gisèle Pineau presents her vision of the Antillean family by challenging the traditional discourses associated with it. This article examines how the writer portrays a family saga dominated by female figures, and questions the matrifocal structure, inherited from the slavery period, often seen as characteristic of Antillean families. The author explores the tensions and transformations within this family unit while illustrating the emergence of new modern structures resulting from the social and cultural changes of the 21st century. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:57:06 +0100</pubDate>
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      <title>Faire famille dans la Caraïbe : la littérature pour la jeunesse de Gisèle Pineau </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3304</link>
      <description>L’article examine la façon dont la littérature pour la jeunesse de Gisèle Pineau aborde les recompositions à l’œuvre au sein de familles caribéennes ou ayant un lien avec la Caraïbe insulaire. En créant des romans familiaux en miniature, l’auteure souligne les dysfonctionnements inhérents aux relations familiales et dévoile les troubles dans la généalogie des personnages. Gisèle Pineau invite aussi à déconstruire le caractère biologisant de ces liens en mobilisant le potentiel créatif de l’archipel caribéen. Le « faire famille » est réalisable à condition de reposer sur des principes de vérité, de justice et d’ouverture au monde. De fait, les récits proposent une réflexion intrinsèquement liée à la formation d’une citoyenneté caribéenne tout en dessinant une forme de « rêve créole ».  This article examines how children’s literature, written by Gisèle Pineau, addresses the manner in which family ties are recreated in Caribbean families, or in families with ties to the Caribbean islands. The staging of such family romance allows the author to highlight dysfunctional family relationships and unveil the characters’ difficulties in tracing back their genealogy. Gisèle Pineau also invites us to unpack the ‘biologizing’ effect of family ties by using the creative potential of the Caribbean archipelago. “Doing family” is achievable provided it is based on principles of truth, justice, and openness to the world. Hence, her writing is a reflection on the formation of Caribbean citizenship that is closely connected to the creation of a form of ‘Creole dream’. </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:58:49 +0100</pubDate>
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      <title>L’univers queer de Vie de Licorne : polyamour, famille et utopie selon Anne Archet </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3313</link>
      <description>Comment penser la coparentalité dans les relations polyamoureuses ? Dans son web-feuilleton Vie de licorne (créé en 2017 et toujours en cours), Anne Archet nous en offre un tableau, car elle y met en scène l’histoire d’amour d’un polycule constitué de personnages aux diverses orientations sexuelles qui partagent tous·tes les responsabilités parentales de leurs enfants. Cet article analyse cette alternative à la famille cishétéronormative, en proposant une réflexion sur la « relationnalité queer » et en posant les questions suivantes : Archet parvient-elle à subvertir la figure du père dans la société patriarcale ? De quelles manières la biologie perd-elle son sens normatif ? Comment le temps et l’espace propres au web-feuilleton permettent-ils de transformer le présent en un futur queer ? Par le biais d’une approche queer de cette œuvre alliant théories de la polyparentalité (Riggs, 2010 ; Veayx et Rickert, 2014), de la relationnalité queer (Bradway et Freeman, 2022) et des affects (Ahmed, 2004, 2010), cet article s’intéresse d’abord à la critique des institutions par la proposition d’un polycule polyparental, défiant ainsi toutes normes familiales. Il s’agit ensuite d’approfondir la relationnalité queer du polycule en dehors de celui-ci en examinant le format même du web-feuilleton pour interroger la place de la métafiction dans la déconstruction de la famille normative. Enfin, cet article conclut sur la possibilité de l’entretextualité comme queerement utopique (Muñoz, 2009). How can we think about co-parenting in polyamorous relationships? In her web series Vie de licorne (2017-present), Anne Archet offers us a portrait of this, as she stages the love story of a polycule made up of characters with various sexual orientations, who all share parental responsibilities for their children. This paper analyzes this alternative to the cis-heteronormative family by proposing a discussion on queer relationality. More precisely, it asks: Does Archet succeed in subverting the figure of the father in patriarchal society? In which ways does biology lose its normative meaning? How do the time and space of the web series transform the present into a queer future? Through a queer approach to this work, which combines theories of polyparentality (Riggs, 2010; Veayx and Rickert, 2014), queer relationality (Bradway and Freeman, 2022) and affect (Ahmed, 2004, 2010), this article first focuses on Archet’s critique of institutions through the proposal of a polyparental polycule, thus defying all familial norms. It then explores the queer relationality of the polycule outside the polycule by examining the very format of the web series so as to question the place of metafiction in the deconstruction of the normative family. Finally, the article concludes with a discussion of the possibility to understand entretextuality as queer utopia (Muñoz, 2009). </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 12:02:22 +0100</pubDate>
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      <title> </title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3325</link>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 12:10:13 +0100</pubDate>
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