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    <title>Sea users</title>
    <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2948</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Écologie et émotion au travers des rencontres interspécifiques : construction des représentations et du lien entre l’humain, la baleine à bosse et l’espace marin</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2936</link>
      <description>La présence de baleines à bosse au large de l’île de La Réunion confrontée aux activités humaines sur le plan d’eau a ouvert localement, au début des années 2000, une problématique écologique liée à la cohabitation et au partage d’un même espace par l’humain et le non-humain. Pourtant l’animal fascine et suscite chez l’humain une forte émotion ressentie à travers son contact, émergeant de formes de rencontres anthropozoologiques autant marchandes que non marchandes, qui paradoxalement impactent la vie animale. Cette étude s’intéresse ainsi à interroger le lien entre les dimensions affectives et écologiques à l’intérieur de ces rencontres et leur influence sur les représentations vis-à-vis de l’animal et le lien anthropozoologique. L’aspect écologique s’inscrit à travers le développement local d’outils institutionnels installant dans le parcours des usagers de la mer une problématique et des solutions visant à faire cohabiter durablement les activités humaines et les intérêts de la vie animale. Si les premiers outils utilisent divers procédés de sensibilisation, les suivants mettront de côté cet aspect au profit d’un outil coercitif. Pourtant, cet aspect moins soutenu dans les dispositifs normatifs continue d’apparaître dans les pratiques et discours des usagers de la mer, impliquant les acteurs sociaux individuellement dans le cadre de leurs activités et contribuant à appuyer des représentations préexistantes concernant l’impact du tourisme et la contribution des luttes environnementales à la condition animale. L’aspect émotionnel, non encadré par les normes institutionnelles, est stimulé dans les rencontres par l’expérience du contact, mais aussi par la posture des acteurs contribuant à ces rencontres, se positionnant comme intermédiaires entre le monde animal et leurs publics ou clients, laissant part à leur propre engouement dans le partage de l’expérience et agissant dans la scénarisation de la rencontre. De par leur présence constante dans la durée et leurs apports mutuels aux enjeux sociaux qui découlent de la relation entre les deux espèces, ces deux dimensions sont alors omniprésentes dans le discours et les pratiques des acteurs et leur association contribue à forger du sens dans la production et le vécu de la rencontre et du lien anthropozoologique. In the early 2000s, the presence of humpback whales off the coast of Reunion Island, in the face of human activities on the water, gave rise to a local ecological problem linked to the cohabitation and sharing of the same space by humans and non-humans. However, animals fascinate and arouse strong emotions in humans through contact with them, emerging from both commercial and non-commercial forms of anthropozoological encounters, which paradoxically have an impact on animal life. This study is therefore interested in examining the link between the affective and ecological dimensions of these encounters and their influence on representations of the animal and the anthropozoological link. The ecological aspect comes into play through the local development of institutional tools that introduce into the lives of sea users a set of problems and solutions designed to ensure that human activities and the interests of animal life coexist in a sustainable manner. While the first tools used a variety of awareness-raising methods, later ones set this aspect aside in favour of a coercive tool. However, this aspect, which is less supported by normative systems, continues to appear in the practices and discourse of sea users, involving social actors individually in the context of their activities and helping to support pre-existing representations concerning the impact of tourism and the contribution of environmental struggles to the animal condition. The emotional aspect, which is not governed by institutional norms, is stimulated in the encounters by the experience of contact, but also by the posture of the stakeholders contributing to these encounters, positioning themselves as intermediaries between the animal world and their public or customers, allowing their own enthusiasm to shine through in the sharing of the experience and acting in the scripting of the encounter. Because of their constant presence over time and their mutual contributions to the social issues arising from the relationship between the two species, these two dimensions are omnipresent in the discourse and practices of the actors, and their association helps to forge meaning in the production and experience of the encounter and the anthropozoological link. </description>
      <pubDate>jeu., 18 juil. 2024 15:33:44 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 sept. 2025 08:13:48 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://tropics.univ-reunion.fr/2936</guid>
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