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    <title>Cauvin (Émilie)</title>
    <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2739</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le discours d’escorte des minores : préfacer les œuvres de Madame Riccoboni et de Madame d’Epinay</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2738</link>
      <description>Lire des autrices du XVIIIe siècle relève bien souvent d'une gageure. Parce qu'elles sont parfois tombées dans l'oubli, ces écrivaines ne sont connues que de quelques spécialistes, qui parviennent, tant bien que mal, à se procurer leurs ouvrages, voire, avec une bonne étoile, à les faire rééditer. Toutefois, à la fin du XXe siècle, un mouvement de « re-connaissance » de ces femmes est à l'œuvre.En 1996, Rosena Davison préface Les Conversations d'Émilie de Madame d'Epinay et Raymond Trousson, Les Lettres de Mistriss Fanni Butlerd de Madame Riccoboni.Or, ces deux critiques procèdent de façon diamétralement opposée dans leur discours liminaire. Alors que Raymond Trousson ne tarit pas d'éloges sur Madame Riccoboni, Rosena Davison ne s'appesantit pas sur les qualités littéraires de Madame d'Epinay et profite plutôt de l'occasion de sa préface dans les Studies on Voltaire and the Eighteenth Century pour évoquer d'autres auteurs, plus connus, à l'instar de Jean-Jacques Rousseau.Aussi ces partis pris critiques ont-ils une incidence sur la réception des œuvres de femmes qu'ils présentent : préfacer des minores ou lorsque les discours d'escorte des écrivaines influencent leur postérité littéraire. Reading 18th-century women writers is often a challenge. Because they have sometimes fallen into oblivion, these women writers are known only to a few specialists, who manage, as best they can, to obtain their works, or even, with a lucky star, to have them republished. By the end of the 20th century, however, a movement was underway to &quot;re-recognize&quot; these women.In 1996, Rosena Davison prefaced Madame d'Epinay's Les Conversations d'Emilie and Raymond Trousson, Madame Riccoboni's Les Lettres de Mistriss Fanni Butlerd.Yet these two critics proceed in diametrically opposed ways in their opening remarks. While Raymond Trousson is effusive in his praise of Madame Riccoboni, Rosena Davison does not dwell on Madame d'Epinay's literary qualities, instead taking the opportunity of her preface in Studies on Voltaire and the Eighteenth Century to evoke other, better-known authors, such as Jean-Jacques Rousseau.These critical biases also have an impact on the reception of the women's works they present: prefacing minores or when women writers' escort speeches influence their literary posterity. </description>
      <pubDate>mer., 21 févr. 2024 13:28:42 +0100</pubDate>
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