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    <title>Chapel (Clarisse)</title>
    <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2336</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La mort dans La Religieuse</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2335</link>
      <description>Destinée tragique des religieuses, la mort est omniprésente dans l’œuvre diderotienne. Si le microcosme claustral est un espace mortifère reposant sur des schémas de réclusions contre-nature qui enterrent symboliquement les moniales, les vœux religieux tuent également ces êtres sentant, pensant et libres qu’elles sont, en niant l’identité humaine et les mécanismes biologiques naturels : le cloître sert de laboratoire au philosophe en étant antithétique à la nature humaine – et à la vie per se. Or, au-delà de la diégèse, la mort pénètre la structure-même de ce récit à la narration autodiégétique. Tandis que la fin de la narration coïncide avec la mort de la protagoniste, cette lettre autorise, simultanément et paradoxalement, l’existence de Suzanne dans ce microcosme mortifère et sa survivance dans l’espace romanesque. Sous ce paradoxe si diderotien, il s’agit de montrer que le thème de la mort permet à Diderot de justifier sa morale athée. Death, the tragic fate of the nuns, is omnipresent in Diderot’s work. If the cloistered microcosm is a deadly space by relying on patterns of unnatural seclusion that symbolically bury the nuns, the religious vows also kill the “feeling, thinking and free” beings that they are, by denying human identity and natural biological mechanisms: the cloister serves as a laboratory for the philosopher by being antithetical to human nature - and to life per se. Yet, beyond this narrative in the diegesis, death penetrates the structure of this autodiegetic narrative. While the end of the narrative coincides with the death of the protagonist, this letter simultaneously and paradoxically authorises Suzanne’s existence in this deadly microcosm and her survival in the novelistic space. Underneath this Diderotian paradox, the point is to show that the theme of death allows Diderot to justify his atheistic morality. </description>
      <pubDate>lun., 12 déc. 2022 11:19:03 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 12 déc. 2022 11:19:03 +0100</lastBuildDate>
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