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    <title>novel</title>
    <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2191</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>« Sa conscience le bourrelait » : les remords des méchants dans les romans de Courtilz, Challe et Prévost</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3439</link>
      <description>Jusqu’à quel point peut-on laisser les personnages pervers exposer leurs méfaits et leurs passions mauvaises ? Trois romanciers des Lumières ont apporté des solutions originales au traitement des discours des méchants : Courtilz de Sandras dans ses Mémoires de la marquise de Fresne, Challe dans l’histoire de Dupuis qui clôt Les Illustres Françaises, Prévost dans la seconde partie de son Cleveland (1738-39). Le repentir d’une âme coupable : tel est proprement le sujet des confessions ou des aveux devant une autorité judiciaire, politique ou morale. Ces moments rhétoriques sont fortement théâtralisés dans les trois romans : Challe et Prévost optent pour une confession rendue publique, dont la sincérité rend le criminel plus digne de pitié. Prévost et Courtilz cultivent aussi la distanciation humoristique, créant une complicité avec les lecteurs : s’ouvrent ainsi des perspectives novatrices dans la manière de penser de l’intérieur la psychologie du méchant. To what extent can perverse characters be allowed to expose their misdeeds and evil passions? Three novelists of the Enlightenment came up with original solutions for dealing with the discourse of villains: Courtilz de Sandras in his Mémoires de la marquise de Fresne, Challe in the story of Dupuis that closes Les Illustres Françaises, and Prévost in the second part of his Cleveland (1738-39). The repentance of a guilty soul: this is the very subject of confessions before a judicial, political or moral authority. These rhetorical moments are strongly dramatised in the three novels: Challe and Prévost choose a confession made public, whose sincerity makes the criminal more worthy of pity. Prévost and Courtilz also cultivate humorous distancing, creating a sense of complicity with readers: this opens up innovative perspectives on the way to think about the psychology of the villain from the inside. </description>
      <pubDate>mar., 25 nov. 2025 08:06:43 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 25 nov. 2025 08:06:43 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Parler pour ne pas mourir de Lydia Reine : briser le tabou du dire de l’inceste aux Antilles et en Guyane françaises</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3208</link>
      <description>Dans le contexte de stigmatisation et de fragilisation de la famille noire aux Amériques dues à l’esclavage, à la colonisation et aux politiques racistes, la littérature fut conçue comme un espace de résistance et de valorisation des populations afrodescendantes. Dès lors, il a toujours été très compliqué pour les écrivain.e.s noir.e.s d’aborder le sujet épineux des violences intrafamiliales et en particulier de l’inceste. Ainsi, alors qu’il existe une importante production littéraire africaine-américaine sur l’inceste aux États-Unis, le tabou du dire de l’inceste règne dans la littérature des Antilles françaises et de la Guyane jusqu’à la fin des années 1980 et reste encore puissant. Cet article contextualise ce silence et montre comment il fut brisé par l’autrice antillaise, pionnière et méconnue, Lydia Reine, d’abord en 1989 dans L’Inceste ou toute une vie, puis en 2013 dans son autobiographie Parler pour ne pas mourir. Since the black family has been long stigmatized and weakened in Black Americas because of the history of slavery, colonization and racist policies, literature has been seen as a space of resistance and a way of praising African-American populations. Therefore, it has always been very difficult for black writers to tackle the serious matter of domestic violence, and particularly the problem of incest. Thus, whereas an important African-American literary production does exist about incest in the United States, speaking out about incest has been vividly taboo in the French Antilles and in French Guiana until the end of the 1980s, and this taboo is still very powerful. This article contextualizes this silence and demonstrates how it has been broken by little-known Antillean writer and pioneer Lydia Reine, first in 1989 in L’inceste ou toute une vie, then in 2013 in her autobiography Parler pour ne pas mourir.  </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 11:19:47 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 sept. 2025 08:00:03 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« Est-ce que vous seriez assez bête pour vous apitoyer sur une mauvaise religieuse ? »1 : les blanchisseuses et la compassion impossible dans La Religieuse de Diderot</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2202</link>
      <description>Les dernières pages de La Religieuse comprennent une scène relativement peu étudiée par la critique. Dans celle-ci, l’évasion de Suzanne, rendue publique, fait l’objet d’une discussion chez la blanchisseuse au service de laquelle elle est entrée sous un faux nom. Pour sa maîtresse, s’« apitoyer » sur le sort de cette religieuse relève de la « bêt[ise] ». Cette scène vient enrichir la réflexion menée dans le roman sur les modalités selon lesquelles on s’afflige – ou non – des malheurs d’autrui. L’article montre qu’en entrant en résonnance avec les questions que se posent alors les philosophes des Lumières sur la nature de la pitié, cette scène nous offre la possibilité de questionner sous un nouvel angle l’entreprise romanesque de Diderot et les visées qu’il lui confie. The last pages of La Religieuse include a scene which has received rather little attention by critics. In that scene, the escape of Suzanne, which has become public knowledge, comes to be discussed at the laundress’s place whose service she has joined under a false name. For her mistress, “feeling sorry” for the fate of the nun is mere “stupidity”. This scene obviously enriches the reflections in the novel on the ways in which we grieve – or not – the misfortunes of others. In the present paper, I wish to show that, by coming into resonance with the questions then raised by the philosophers of the Enlightenment about pity and its workings, this scene offers us the possibility of questioning from a new angle Diderot’s enterprise in his novels and the aims he there pursues. </description>
      <pubDate>lun., 12 déc. 2022 08:48:58 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 12 déc. 2022 08:48:58 +0100</lastBuildDate>
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      <title>La manière d’écrire de Diderot. A propos des dernières pages de La Religieuse</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/2183</link>
      <description>Dans La Religieuse, la fin du récit de Suzanne est marquée par une rupture, tant au niveau de la narration qu’au niveau de la tonalité. L’intervention d’un rédacteur extérieur et l’emploi du terme « réclame », pour caractériser les notes qu’il prétend avoir utilisées, sont, à certains égards révélateurs de la manière d’écrire de Diderot, ce que confirme une comparaison avec certains de ses textes, parfois à l’état de projets. In La Religieuse, the end of Suzanne's story is marked by a rupture, both in terms of narration and in terms of tonality. The intervention of an editor and the use of the term &quot;réclame&quot; to characterize the notes he claims to have used are, in certain respects, revealing of Diderot's way of writing, which is confirmed by a comparison with some of his texts, sometimes in draft form. </description>
      <pubDate>lun., 12 déc. 2022 08:43:56 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 12 déc. 2022 08:43:56 +0100</lastBuildDate>
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