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    <title>queer</title>
    <link>https://tropics.univ-reunion.fr/1352</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>À l’assaut des lois du genre : lecture de Poesía para niñas bien (2011) de Txus García</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/1348</link>
      <description>Étudier l’écriture poétique de Txus García sous l’angle des notions de « femmes » et de « conflits » invite à s’intéresser non seulement aux conflits dans lesquels s’engage une femme poète, au XXIe siècle, en Espagne, mais aussi à interroger la dimension conflictuelle du terme « femme », pour celle qui se définit, surtout, comme « lesbienne », « queer », ou même comme « animale » ! Incontes­tablement, par cette autodéfinition, la locutrice du recueil Poesía para niñas bien (2011) se déclare (en guerre) contre les normes patriarcales. Aussi, nous rappro­cherons, dans un premier temps, la combativité de sa poésie du genre épique, mais elle constitue aussi, dans sa formulation même, un renversement des conventions du canon littéraire. S’en suit, également, la réinvention du langage dont les normes rigides, représentatives d’une société patriarcale, sont déjouées par de nombreux doubles sens et traits d’ironie. L’humour et la parodie apparaissent comme des stratégies langagières queer d’analyse et de renversement des discours dominants. Estudiar la escritura poética de Txus García bajo el ángulo de las nociones «mujeres» y «conflictos» invita a interesarse no solo en los conflictos en los cuales se compromete una mujer poeta del siglo XXI, en España, sino también a cues­tionar la dimensión conflictual del término «mujer» para quien se define, sobre todo, como «lesbiana», «queer», ¡e incluso como «animal»! Incontestablemente, con esa autodefinición, la locutora del poemario Poesía para niñas bien (2011) se declara (en guerra) contra las normas patriarcales. Por lo tanto, estableceremos un parentesco entre la combatividad de su poesía y el género épico, aunque esa poesía constituye también, en su misma formulación, la inversión de las convenciones del canon literario. La consecuencia de ello es la reinvención del lenguaje cuyas nor­mas rígidas, características de una sociedad patriarcal, son desmontadas por nume­rosos dobles sentidos y marcas de ironía. El humor y la parodia aparecen también como estrategias lingüísticas queer de análisis y de inversión de los discursos dominantes. </description>
      <pubDate>jeu., 25 août 2022 08:27:16 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 sept. 2025 09:55:02 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’univers queer de Vie de Licorne : polyamour, famille et utopie selon Anne Archet</title>
      <link>https://tropics.univ-reunion.fr/3313</link>
      <description>Comment penser la coparentalité dans les relations polyamoureuses ? Dans son web-feuilleton Vie de licorne (créé en 2017 et toujours en cours), Anne Archet nous en offre un tableau, car elle y met en scène l’histoire d’amour d’un polycule constitué de personnages aux diverses orientations sexuelles qui partagent tous·tes les responsabilités parentales de leurs enfants. Cet article analyse cette alternative à la famille cishétéronormative, en proposant une réflexion sur la « relationnalité queer » et en posant les questions suivantes : Archet parvient-elle à subvertir la figure du père dans la société patriarcale ? De quelles manières la biologie perd-elle son sens normatif ? Comment le temps et l’espace propres au web-feuilleton permettent-ils de transformer le présent en un futur queer ? Par le biais d’une approche queer de cette œuvre alliant théories de la polyparentalité (Riggs, 2010 ; Veayx et Rickert, 2014), de la relationnalité queer (Bradway et Freeman, 2022) et des affects (Ahmed, 2004, 2010), cet article s’intéresse d’abord à la critique des institutions par la proposition d’un polycule polyparental, défiant ainsi toutes normes familiales. Il s’agit ensuite d’approfondir la relationnalité queer du polycule en dehors de celui-ci en examinant le format même du web-feuilleton pour interroger la place de la métafiction dans la déconstruction de la famille normative. Enfin, cet article conclut sur la possibilité de l’entretextualité comme queerement utopique (Muñoz, 2009). How can we think about co-parenting in polyamorous relationships? In her web series Vie de licorne (2017-present), Anne Archet offers us a portrait of this, as she stages the love story of a polycule made up of characters with various sexual orientations, who all share parental responsibilities for their children. This paper analyzes this alternative to the cis-heteronormative family by proposing a discussion on queer relationality. More precisely, it asks: Does Archet succeed in subverting the figure of the father in patriarchal society? In which ways does biology lose its normative meaning? How do the time and space of the web series transform the present into a queer future? Through a queer approach to this work, which combines theories of polyparentality (Riggs, 2010; Veayx and Rickert, 2014), queer relationality (Bradway and Freeman, 2022) and affect (Ahmed, 2004, 2010), this article first focuses on Archet’s critique of institutions through the proposal of a polyparental polycule, thus defying all familial norms. It then explores the queer relationality of the polycule outside the polycule by examining the very format of the web series so as to question the place of metafiction in the deconstruction of the normative family. Finally, the article concludes with a discussion of the possibility to understand entretextuality as queer utopia (Muñoz, 2009). </description>
      <pubDate>ven., 29 nov. 2024 12:02:22 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 sept. 2025 08:06:22 +0200</lastBuildDate>
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